vendredi 31 octobre 2008

L'Homme qui valait 800 points Microsoft



Je suis passé à côté de Bionic Commando sur NES, mais je n'ai pas raté la session de rattrapage que nous propose aujourd'hui Capcom.

Ce n'est pas la nostalgie qui m'a attiré vers Bionic Commando Rearmed, mais plutôt son habillage graphique surprenant: les sprites ressemblent à des jouets plastiques alléchants (l'écran de statut est digne du blister d'un G.I. Joe :baby: ) et les décors sont illuminés par des couleurs violentes du plus bel effet.

Visiblement le level-design est resté presque intact (stages brefs et sadiques typiques des jeux 8 bits). Les nouveaux dialogues sont un plaisir: ils respectent les codes du film d'action des années 80, tout en apportant du second degré.

Le gameplay semble bien rigide au début (attention, pas moyen de sauter dans ce jeu), et la bonne utilisation du bras-grappin devient vite OBLIGATOIRE. A ce propos, je regrette presque l'achat de la version 360 tant la présence d'un vrai d-pad me manque... si vous avez le choix, le pad PS3 me semble plus adapté.

Excellent rapport qualité/prix (c'est un remake de tout premier plan), BCR est aussi bien doté en contenu optionnnel: plus de 50 challenge rooms, beaucoup d'items cachés et des mini-puzzles (faciles mais sympas).

Miscellaneous Gameplay Vol. 2


Je pensais pas qu'il y aurait de volume 2...


Vous avez toujours rêvé d'un roguelike où l'on peut grinder à gogo? Final Fantasy Fables : Chocobo's Dungeon est pour vous. C'est limite grosbill, mais la recette fonctionne bien et toute la partie "gameplay" est excellente. Le système de jobs est très simple et bien implanté: tel job vous facilitera la tâche dans tel donjon (à condition d'avoir débloqué la compétence utile).

Le jeu se structure autour de gros donjons assez jolis (qui marquent la fin d'un chapitre) et de petits donjons se déroulant dans la psyché des villageois (certains sont obligatoires, d'autres optionnels). L'histoire est plutôt pénible et les cinématiques sans fin n'arrangent rien. :/ La partie post-game semble conséquente puisque je n'ai complété que 20 donjons (sur 30).

Pour résumer, c'est un roguelike soigné à la difficulté moyenne (il y a de quoi satisfaire tous le monde avec le contenu optionnel). Un bon début pour la Wii dans le domaine.

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Je cherchais un petit jeu pour m'occuper entre 2 "grosses" sorties, et j'ai finalement sorti le porte-monnaie pour ce Puzzle Quest dont l'ésthétique affreuse m'avait toujours bloqué. Malgrè ce graphisme américain singeant les productions japonaises, le gameplay est original et prenant (les combats prennent la forme d'un puzzle game), le jeu lui est très riche en quête optionnelles (probablement des centaines) et activités annexes.

Mise à part l'esthétique, c'est un jeu singulier et réussi.

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Vous voyez le roi dans les Dragon Quest ou les premiers FF, c'est vous dans Final Fantasy Crystal Chronicles: My Life as a King , à la différence près que l'on ne ressemble pas à un barbu ventripotent, mais à Ricky Ou La Belle Vie habillé pour le carnaval. Le jeu se concentre sur l'envers du décor d'un RPG japonais: choisir la quête du jour à confier aux aventuriers locaux, aller à la rencontre de ses sujets et les encourager, construire tel ou tel commerce, recolter les impots et les trésors à la fin de la journée, etc. Il y a un certain sentiment de progression: la ville s'agrandit et les nouveaux bâtiments se débloquent; des donjons apparaissent sur la carte; les aventuriers gagnent levels, skills, items et peuvent changer de job.

Dommage que le jeu soit volontairement bridé sur la fin (il manque à peu près une douzaine de donjons... à télécharger contre 300 points ): on traîne des jours et des jours sur l'avant-dernier donjon, ce qui casse le rythme échevelé des 4/5ème du jeu.

Le scénario est fantomatique, mais le gameplay assez original: du Sim-RPG light très dynamique. On frise parfois le micro-management, sans jamais vraiment y tomber. Ca reste un jeu facile (en normal, le new game + débloque des modes hard et very hard) et relaxant pour les cerveaux en vacances.

Miscellaneous Gameplay Vol. 1


Bienvenue dans ce premier numéro de Miscellaneous Gameplay. Cette série réunira de brèves impressions de jeux en cours ou récemment terminés.

J'avance laborieusement dans Etrian Odyssey II depuis plus de 2 semaines. La difficulté de la série fait son charme, mais là j'ai comme l'impression que les développeurs ont un peu forcé sur le dosage.
Dans l'ensemble EO II reprend à la lettre la formule du précédent en améliorant l'interface et en ajoutant 3 nouvelles classes et plein de nouveaux sprites très réussis. Je ne suis pas bien avancé mais j'ai comme l'impression que le jeu fait trop référence à son prédécesseur, ce n'est pas désagréable mais quand même... on verra si le jeu arrive à se démarquer par la suite.
Cette série reste encore ce qui se fait de mieux en matière de RPG originaux sur DS.
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Que voulez-vous, on échappe pas au hype provoqué par l'annonce de Mega Man 9. Du coup, j'ai mis la main sur le précédent jeu des développeurs de MM9 (Inti Creates): Mega Man ZX Advent.
J'appréhandais MMZXA tant MMZX m'avait humilié l'an dernier: pas moyen de passer les premiers bosses. Finalement, ce MMZXA s'avère plus facile et j'avance à bon rythme. Je ne suis pas vraiment convaincu par l'atmosphère et les dialogues du jeu. Je n'ai pas beaucoup suivi les récents MM depuis les premiers MMX sur SNES et ces robots "modernes" manquent de charismes, ils n'ont pas la roublardise et le côté goguenard des robot masters des MM 8bits.
Ca reste de la bonne plateforme 2d très maniable, c'est pas si fréquent.
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Même cas de figure qu'avec MM9/MMXZA: l'annonce du Wario Land Wii m'a motivé à partir à la recherche de Wario Land Advance, le dernier jeu de plateforme estampillé Wario ayant bonne réputation.
Bonne nouvelle, la 2d a bien veillie. Wario Land conserve cette formule plateforme-puzzles avec un certain brio. Le jeu est dynamique et assez ingénieux. Il se termine vite mais on y prend beaucoup de plaisir.
Wario est l'un des rares personnages subversifs de l'écurie Nintendo, j'espère que son avenir ne sera pas trop aseptisé.

L'obsession du câble officiel


Effet placebo, vue de l'esprit ou conservatisme, je suis très attaché aux câbles officiels.
Du temps de ma TV SD (autant dire la préhistoire), j'ai été très surpris par la qualité du câble RGB officiel de la 360. Du coup, avec le passage à la HD, j'ai foncé bille en tête sur le câble VGA officiel (très satisfait, surtout grâce au mode expanded proposé par la console).

Difficle par contre de mettre la main sur la câble YUV de Nintendo. Je suis d'abord passé par un câble sans marque (à défaut d'autre chose) avant de trouver l'officiel, et au final une sacrée différence de qualité d'image entre les deux en 480p.

Yes, in this world, what you see becomes the truth


Hourrah! J'ai fini Echochrome (PSP). De mémoire, c'est sûrement le premier jeu à base de puzzles que je termine. Comme tout le monde j'ai joué à Lemmings, Picross ou ChuChu Rocket!, mais sans avoir la patience (ou les neurones) pour les terminer.

Serais-je devenu plus intelligent ? Non, Echochrome est tout simplement facile, et cette version US est plutôt courte (56 stages).

Si vous n'avez pas encore essayé le jeu (la démo PS3 ou PSP est dispo), je vous invite à découvrir ce puzzle monochrome où le bonhomme O'Cédar se retrouve parachuté chez M.C.Escher.

Un jour sans fin


Vous avez fini Persona 3, la fin vous a laissé un peu perplexe mais vous en voulez encore?
Atlus propose aux acharnés Persona 3 FES. Il s'agit de 2 jeux indépendants: un director's cut de P3 (The Journey) et un add-on sous forme d'épilogue (The Answer).
Attardons-nous sur The Answer . Quelques temps après la fin de P3, notre groupe d'étudiants se retrouve enfermé dans une boucle temporelle et dans l'incapabilité de quitter leur dortoir. L'apparition d'un certain nouveau personnage (et de plusieurs donjons sous le dortoir!) propulse Aigis dans le rôle de leader. A la différence du Tartarus, il n'est plus ici question de monter, mais de descendre dans the Abyss of Time, des donjons aléatoires (encore une fois) peuplés de shadows.
Challenge relevé, The Answer se concentre sur l'exploration et le combat, et uniquement ça... l'école est finie. Cette aventure supplémentaire s'attarde aussi sur le passé des personnages principaux et nous donnera (peut-être) plus d'explication à propos du final de Persona 3.
Content d'avoir obtenu une vraie explication (sans trop de charabia métaphysique) à propos de la fin un peu vague de Persona 3. Avec cet add-on, ça n'a été que du donjon intensif, avec quelques cinématiques maigrelettes au milieu. Par contre, la dernière partie est assez intéressante et vient bousculer le rythme un peu trop tranquille de The Answer.

Le tribunal des flagrants délices


J'étais un peu au bout du roulot après Phoenix Wright 3. Oh, la qualité était au rendez-vous, mais l'usure ce faisait sentir. Je me voyais bien faire l'impasse sur l'inévitable suite. A l'annonce du retour d'Alexander O. Smith à la traduction de [b]Ace Attorney : Apollo Justice[/b], mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai replongé.
Phoenix Wright reste la figure tutélaire de la série Ace Attorney. Le personnage sert de fil directeur pour Appolo Justice. Le jeu a le génie de très vite introduire les grandes questions qui traversent cet épisode: Comment Phoenix Wright a perdu son badge d'avocat ? Qu'a t'il fait pendant 7 ans ? Les premières réponses arrivent vite et les pièces du puzzle s'assemblent dès la première affaire. La force de la série repose comme toujours sur le casting, avec ici beaucoup de nouvelle têtes réussies et toujours autant de témoins délirants. Il fallait bien les talents d'un Alex O.Smith pour insuffler à cette nouvelle équipe des personnalités convainquantes.
Cet épisode repose toujours sur les même mécanismes, mais comme le travail d'écriture est toujours là, Apollo Justice ne démérite pas.